The Loved Drones

The Tangible Effect Of Love (Freaksville Records, 2013)

The Loved Drones : The Tangible Effect Of Love (Freaksville Records, 2013)

Vous reprendrez bien une rasade de Kosmische Musik ? Volontiers. The Tangible Effect Of Love démarre avec un titre éponyme tout en vibrations planantes à l'orgue Fender Rhodes, à la flûte et au synthé. C'est l'apéritif maison pour entamer un festin "Krautrock" avec au menu courses rythmiques («Red City», «Romantic Giallo»), arpèges synthétiques hypnotiques («Love Interlude»), couplage guitares / synthés pour épanchements progressifs («The Hindenburg Omen») ou encore effluves érotisants («Easy Love»). Mais le fin du fin, c'est «Cosmic memories» sur lequel Emmanuelle Parrenin chante avec un parfait détachement « souvenirs métaphysiques de notre existence cosmique». Sa voix la ferait passer sans difficulté pour une adolescente aguicheuse, mais ses souvenirs ne sont pas totalement imaginaires. A 15 ans, elle a repoussé les avances d'un guitariste des Yardbirds que certains surnommeront par la suite "Dieu". Elle a co-fondé le groupe Mélusine, collecté beaucoup de chansons traditionnelles, publié en 1977 l'album de folk planant Maison Rose (plusieurs fois réédité dans les années deux mille), intégré une compagnie de danse contemporaine, a perdu l'ouïe et l'a retrouvé grâce à la harpe... En 2013, Emmanuelle Parrenin chante sur «Cosmic Memories» et fait l'effet d'une étoile filante.

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© Eric Deshayes - neospheres.free.fr