Vitas Guerulaitis

Vitas Guerulaitis (Cheap Satanism Records, 2013)

(Cheap Satanism Records, 2011)

En attendant le deuxième opus prévu pour le printemps 2014, mettons leur la pression (pas sûr que ça les impressionne plus qu'un fût de bière, même plein) et revenons sur ce premier album OVNI de 2011.

Le joueur de tennis à qui ce trio a emprunté le nom doit s'en retourner dans sa tombe : leur style de jeu est un mélange de ping-pong (pour la vitesse de réaction et les quelques mélodies Casio) et de base ball (pour la batte qui fait mal). Pire, même John McEnroe n'aurait pas osé s'adresser à l'arbitre en un tel langage : la plupart du temps incompréhensible, mais que l'on soupçonne d'être d'origine kabbalistique avec tout le fatras de mauvais sorts qui se trimballe avec.

Moins sérieusement, le match joué à trois est une tactique d'équipe où l'un répond à l'autre et le troisième saute par-dessus le filet pour soutenir l'offensive du plus méchant. Composition de l'équipe (jouant les deux camps adverses donc) : une guitare électrique rêche, un orgue Yamaha virulent, une batterie puissante, le tout ponctué d'annonces surréalistes (leçons de russe, science-fiction inspirée de Y a-t-il un pilote dans l'avion ?).

Jeu, set et match et forte possibilité de troisième mi-temps: du fracas incandescent sortent des rythmiques quasiment dansantes (pour skaters s'essayant sur une patinoire) et des chants émouvants. Fans de Radiohead, Magma, Captain Beefheart, Sonic Youth, Ministry et Caravan, n'hésitez plus, vous serrez surpris.

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© Eric Deshayes - neospheres.free.fr